Notre histoire

En 1907, Adolphe Trillard, président de la société Saint Vincent de Paul, fonde l’oeuvre du « Patronage Saint-Louis des Orphelins de la Martinique », pour venir en aide aux enfants orphelins, livrés à eux-mêmes, dans la période qui a suivi l’éruption de la Montagne Pelée, le 8 mai 1902.

Auparavant hébergée dans plusieurs résidences prêtées à Fort de France, l’oeuvre s’installe en 1919 au domaine de l’Espérance à 4km de l’actuel chef lieu, sur un terrain cédé par Emmanuel Rimbaud, président du Crédit Martiniquais et qui appartenait à sa mère. A cette époque, son construits à l’Espérance le tout premier bâtiment en pierre ainsi que la chapelle. Parallèlement s’édifie au centre ville le foyer Saint-Louis, une maison destinée à accueillir de jeunes apprentis.

Entre 1931 et 1948, le père Victor Baumann prend en charge l’Espérance. Aux bâtiments existants , il ajoute la cordonnerie, une parfumerie, ainsi que des activités comme l’agriculture et l’élevage. La fanfare des jeunes du Patronage et l’orchestre dirigé par le père Baumann font la fierté de l’Espérance.

En 1948, le Patronage Saint-Louis fait appel à la fondation « les Orphelins Apprentis d’Auteuil » pour assurer la direction et la gestion de l’institution, tout en restant propriétaire de la structure. Dés les années 50, s’amorce la rennaissance de l’Espérance. Sous l’impulsion du père Hervé Gouérou, de nouveaux bâtiments sortent en effet de terre et notamment une école primaire ainsi que des ateliers professionnels : menuiserie, ferronerie, taillerie. Désormais les jeunes peuvent à la fois préparer leurs examens et s’y présenter. La nouvelle chapelle est érigée sur le site en 1973 tandis qu’entre 1979 et 1990, l’Espérance s’ouvre volontiers sur l’extérieur sous l’implulsion du père Marcel Solet. 

Des journées portes ouvertes sont organisées ; les jeunes de l’Espérance s’impliquent fortement dans le carnaval et le foyer « Daniel Brottier » du nom de ce missionaire spiritain français destiné à accueillir des jeunes collégiens est édifié. Les années 1990 à 2002 voient alors le début de l’aménagement de nouvelles structures : restaurant, self, lieux de vie, piscine et terrain de foot.

En 2004, un nouveau type de partenariat est établi avec les Apprentis d’Auteuil, avec laquelle le Patronage Saint-Louis assure la gestion en direct de l’Etablissement. C’est suite à cette période qui a failli voir l’association disparaître pour des problèmes de gestion que l’Archevêché a demandé fin 2008 à la Fondation de revenir s’impliquer pour garantir l’avenir de l’Association, et qu’en 2011 de nouveaux statuts du Patronage Saint-Louis sont adoptés.

Une nouvelle convention de partenariat avec les Apprentis d’Auteuil assure une gouvernance équilibrée de l’association partagée entre l’Archevêché, les Apprentis d’Auteuil, et les représentants de la société civile martiniquaise, dont deux membres venant des descendants d’Adolphe Trillard. Le Patronage Saint-Louis est ainsi autonome mais bénéficie de l’appui de les Apprentis d’Auteuil tant par ses bienfaiteurs que par son savoir-faire sur tous les métiers, y compris la gestion rigoureuse sur le plan financier (la Fondation gères plus de 230 établissements semblables à ceux présents à l’Espérance, en métropole, à La Réunion et à Mayotte).